Rappel : on ne laisse pas en bout de ligne
des « l’ » ou des « d’ » ni en début de ligne des virgules ou autres ponctuation.
Utilisation
des sources
Le plagiat
est un manque d’honnêteté intellectuelle, c’est du pillage
et il ne vous sert à rien car vous n’aurez rien retenu. Seuls le traitement et l’analyse
des données vous feront progresser. évidemment,
personne n’a la « science infuse », vous vous servez des informations que vous trouvez
çà et là, mais elles doivent être des outils pour la réflexion personnelle et non
être « reco-pillées » !
Mise en forme
des références
Dans un document
dactylographié, les sources peuvent être citées de deux façons :
- en note de
bas de page, référence complète la première fois, ensuite Auteur, titre,
op. cit., p. x ;
- dans le texte
: numéroter au préalable les références dans les sources et la bibliographie et
indiquer dans le texte : (Auteur [n], p. y).
Dans un document
manuscrit, les sources sont citées à la fin du document, sans notes de bas de page.
La forme des références varie
selon les disciplines. Sans indications particulières, se référer à la nomenclature officielle de la Bibliothèque
nationale de
France
, qui
est la suivante [respectez les majuscules, les italiques, les
guillemets…] :
Pour les ouvrages
: Nom, Prénom. Titre, lieu
d’édition : éditeur, date d’édition ; réédition, éditeur (si différent), collection
« x », date, page [Exemple : Baud,
Jean-Pierre. L’affaire de la main volée. Une histoire juridique du corps,
Paris : éditions du Seuil, coll.
« Des Travaux / Seuil », 1993, p. 21].
Pour les articles
dans un ouvrage collectif : Nom, Prénom.
« Titre de l’article », dans Nom, Prénom (dir.), Titre de l’ouvrage, lieu
d’édition : éditeur, date d’édition ; réédition, éditeur (si différent), date, page
Pour les mémoires
et les thèses non publiés : Nom, Prénom.
Titre, lieu de soutenance : type (thèse d’état,
mémoire de DEA…, dactylographié ou microfilmé), date de soutenance
Pour les articles
d’une revue : Nom, Prénom. « Titre
», Revue, lieu d’édition : numéro, date, page
Pour les articles
de presse : Nom, Prénom. « Titre »,
Journal, lieu d’édition : date (jour-mois-année), page
Pour les Cd-Rom
: Nom, Prénom. « Titre de la rubrique
ou de l’article », Titre du Cd-Rom, lieu d’édition : éditeur, date
Pour les sites
internet : Nom, Prénom. « Titre de
la rubrique ou de l’article », Titre du site, adresse complète, date de mise
à jour (Attention, toujours garder un oeil critique quant à la fiabilité de
la source).
Commenter un texte, c’est l’expliquer, le rendre clair
pour le lecteur. Il faut se garder de deux écueils : faire une dissertation générale,
dont le texte ne serait que le prétexte ; paraphraser le texte, i.e. répéter, résumer
ou délayer le texte.
Le commentaire doit
toujours partir du texte.
Il s’agit donc d’analyser le texte, i.e. expliquer le
sens général du texte, mais surtout, qualifier
les idées principales du texte et les critiquer.
Le commentaire est articulé autour de la
problématique. Chaque assertion doit être
argumentée.
L’analyse comporte ainsi des éléments de définition, de
qualification, de comparaison,
d’analyse, voire de vérification de la justesse des propos du texte. En bref,
répondre aux questions : pourquoi ?, comment ?, par qui ?, quels fondements théoriques
?, quelles conséquences logiques ? (non l’avenir, mais uniquement ce qu’on peut
supposer), quels sont les oublis ?
Pour cela, il faut se placer à la place d’un juriste
au jour du texte, jamais après
sous peine d’anachronisme, vous ne pouvez anticiper les événements à venir (sauf,
et uniquement, en conclusion).
L’introduction
Phrase d’introduction du sujet, c’est l’accrochage, i.e.
une phrase qui incite le lecteur à lire la suite.
(Dans l’ordre que vous aurez choisi)
Présentation et importance de la
source (loi, doctrine, etc.) et insister sur son caractère déterminant ou non
Présentation de l’auteur
Définition du sujet
et délimitation du sujet
Contexte
historique (à la date du texte, indiquez en quelques lignes les faits politiques,
sociaux, économiques, importants, qui peuvent influer sur le sujet)
Historique du sujet
éléments de comparaison (sujets analogues ou autre
système, notamment étranger)
(Puis, dans l’ordre)
Intérêt du sujet
(intérêt juridique, institutionnel, etc.)
Problématique du texte
Thèse du texte (i.e. la réponse du texte à la problématique)
Annonce du plan (i.e. les deux arguments de la thèse du texte)
Le développement
Le développement est bâti sur un plan, en principe, en
deux parties (I, II) et deux sous-parties (A, B). Cependant, si le texte le justifie,
un plan en trois parties est admis.
Le commentaire ne traite que le texte mais
tout le texte.
Le développement correspond aux idées (commentées par
vos soins) du texte et doit suivre une démarche logique. Ainsi, chaque sous-partie
découle de la précédente.
Soit vous suivez le plan du texte, soit vous réorganisez
les idées du texte, mais dans les deux cas, le pivot reste toujours la problématique
du texte.
Les parties sont les arguments de la thèse, les
sous-parties les arguments des parties. Les critiques, les explications, les comparaisons… se
font à l’intérieur du développement, et non I le texte et II la critique.
Les titres doivent
qualifier ce que vous allez développer. Chaque sous-partie doit être
annoncée (annonce du plan et transition).
Les citations du texte servent d’appui mais ne remplacent
jamais l’argumentation.
La conclusion
En droit, la conclusion n'est
pas obligatoire puisque la thèse (la réponse à la problématique) est donnée
dès la fin de l'introduction. Cependant, elle devient plus fréquente. Dans ce cas,
elle peut éventuellement reprendre la thèse en une ou deux phrases, mais elle
n’est jamais un résumé du développement. Elle ouvre
sur l’avenir proche du sujet ou sur un sujet connexe. Elle dégage la portée du texte.
La méthodologie de la dissertation est similaire à celle
du commentaire. Il s’agit de dégager la problématique du sujet et d’y répondre.
Pour éviter le hors sujet, il convient de porter son attention
sur chaque mot du sujet (définition, pluriel ou singulier…), à l’ordre des mots
permettant de connaître le point central, le point de départ.
Délimitation du sujet : d’ordre conceptuel, géographique,
temporel. La restriction du sujet peut être acceptable si elle est pertinente et
dûment argumentée.
Là encore, le respect de la période (indiquée dans le sujet) est impératif, sous peine d’anachronisme : vous ne pouvez pas anticiper les événements à venir (uniquement en conclusion), vous ne pouvez que les supposer ou formuler des hypothèses.
L’introduction
Phrase d’introduction du sujet, l’accrochage
(Dans l’ordre que vous aurez choisi)
Définition du sujet
et délimitation du sujet
Contexte
historique (à la date ou la période du sujet, indiquez en quelques lignes les faits
politiques, sociaux, économiques, importants, qui peuvent influer sur le sujet)
Historique du sujet
éléments de comparaison (sujets analogues ou autre
système, notamment étranger)
(Puis, dans l’ordre)
Intérêt du sujet
(intérêt juridique, institutionnel, etc.)
Problématique
Votre thèse (i.e. votre réponse à la problématique)
Annonce du plan (i.e. les deux arguments de votre thèse)
Le développement
Le développement est bâti sur un plan, en principe, en
deux parties (I, II) et deux sous-parties (A, B). Cependant, si le sujet le justifie,
un plan en trois parties est admis.
Les parties sont les arguments de la thèse, les sous-parties
les arguments des parties.
Les titres doivent
qualifier ce que vous allez développer. Chaque sous-partie doit être
annoncée (annonce du plan et transition).
évitez les plans : oui/non
; avant/après ; théorie/pratique ; abstrait/concret…, car ils ne démontrent rien,
ils se cantonnent dans le simple exposé d’éléments.
La démonstration d’une thèse ne peut évidemment pas
éluder la complexité. Les arguments contraires seront discutés à l’intérieur
du plan. S’ils ne peuvent être contrecarrés ou minimisés, ils apporteront les nuances
à votre thèse. S’ils sont trop importants, cela signifie que votre thèse n’est pas
fondée ou qu’elle est trop caricaturale.
La conclusion
En droit, la conclusion n'est
pas obligatoire puisque la thèse (la réponse à la problématique) est donnée
dès la fin de l'introduction. Cependant, elle devient plus fréquente. Dans ce cas,
elle peut éventuellement reprendre la thèse en une ou deux phrases, mais elle n’est jamais un résumé du développement. Elle ouvre
sur l’avenir proche du sujet ou sur un sujet connexe. Elle dégage la portée du texte.