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''Toutes les libertés sont soeurs : le peuple français, en s'émancipant, devait
émanciper les esclaves ; un des premiers devoirs pour la
France, délivrée de la monarchie, était d'en finir avec les hontes de l'esclavage. Le
gouvernement provisoire l'a compris, il n'a pas différé la réparation de ce grand
crime commis envers l'humanité. Il a voulu extirper sans délai, du sol français,
l'institution qui nous déshonorait. A peine installé, il abolit la servitude, comme
la royauté, comme la peine de mort, comme le châtiment corporel à bord de nos vaisseaux,
comme tous les restes de la barbarie antique qui souillaient encore nos codes."
Victor Schoelcher (*)
La vérité aux ouvriers et cultivateurs de la Martinique suivie de rapports,
décrets, arrêtés, projets de lois et d'arrêtés concernant l'abolition immédiate
de l'esclavage, Paris : Pagnerre, 1849
; rééd. Lausanne : Editions du Ponant, 1985, tome 2, p. 26.
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